Jeudi 17 février 2011
4
17
/02
/Fév
/2011
06:17
-
Publié dans : Littérature française
Carte d'identité
- Titre : Au Bonheur des dames
- Edition : Le Livre de Poche
- Quatrième de couverture :
Le Second Empire vise à faire de Paris la capitale de la mode et du luxe.
La ville se modernise. Les boutiques du Paris ancien laissent place peu à peu aux grands magasins, dans le voisinage des boulevards et de la gare Saint-Lazare. La nouvelle architecture illustre
l'évolution des goûts : on entre dans le royaume de l'illusion. Octave Mouret, directeur du Bonheur des Dames, se lance dans le nouveau commerce. L'exploit du romancier est d'avoir transformé un
épisode de notre histoire économique en aventure romanesque et en intrigue amoureuse.
Rien d'idyllique pourtant : le magasin est construit sur un cadavre ensanglanté, et l'argent corrompt tout. Pour Zola, la réussite du grand magasin s'explique par la vanité des bourgeoises et le
règne du paraître. Il nous décrit la fin et la naissance d'un monde : Paris, incarné ici dans un de ses mythes principaux, devient l'exemple de la cité moderne.
Pourquoi ce livre ?
Je l'avais lu au collège, ce fut mon premier Zola. J'en ai gardé un agréable souvenir et surtout grâce à lui je n'avais plus d'appréhension face aux autres épisodes de son entreprise romanesque.
Quand j'ai vu le titre dans la liste, je me suis dit qu'un petit retour aux années collèges ne me ferait pas de mal. Un choix nostalgique donc.
Ressenti
Le plaisir que j'ai pris à le lire au collège n'a pas changé. Je considère toujours qu'il est l'un des tomes les plus agréables à lire surtout quand une personne, et plus spécifiquement un élève,
veut pénétrer l'univers de Zola.
L'atmosphère n'est pas lourde, il n'y a pas de déchéance comme dans plus autres tomes de la Saga. Ce livre offre l'occasion de se familiariser tranquillement voire gentiment avec l'univers de
Zola, un univers qui fait souvent peur de part les fameuses pages de description. Maintenant que je connais l'auteur, je souris de cette appréhension qui rebute beaucoup de personne dont je
faisais parti.
L'histoire est douce, le réalisme, la description, la critique, tous les éléments chers à Zola sont présents. Mais ce qui me fait que ce livre à une place à part c'est que ce n'est pas assommant.
Comme je l'ai dit à mes élèves, c'est "du gentil Zola".
L'épisode du vase qui se casse avant et après le paiement m'a fait toujours aussi rire, l'épisode de la confection du manteau avec les épingles me donne toujours envie de gifler la cliente, et je
puise toujours dans ce livre quand l'envie me prend de parler de tissu, c'est aussi fourni qu'un dictionnaire !
Bref je le recommande à ceux qui ont l'image d'un immense Zola bien méchant, bien difficile, car là vous le verrez tel qu'il est : un écrivain de talent qui peint son époque d'une manière
remarquable qui donne de fabuleuses précisions à l'imagination sans pour autant la brider car j'ai aimé flâner dans les galeries du magasin, du boulevard bien au-delà de l'histoire.